1. Partir de l’objectif et de l’horizon
Un portefeuille destiné à un projet dans deux ans n’a pas le même profil qu’un portefeuille pour vingt ans. Plus l’horizon est court, plus une forte exposition aux actions peut être problématique car vous pouvez être obligé de vendre pendant une baisse.
L’AMF indique qu’un portefeuille d’actions géré en direct doit être envisagé sur plusieurs années et recommande généralement un horizon long pour les placements risqués.
2. Diversification : pensez facteurs de risque
Apple, Microsoft, Nvidia et Alphabet sont quatre entreprises différentes, mais elles partagent des expositions communes : marchés américains, grandes capitalisations, technologie et sensibilité aux attentes de croissance. Quatre tickers ne font donc pas automatiquement quatre risques indépendants.
La corrélation mesure à quel point deux actifs ont tendance à évoluer ensemble. Une corrélation de +1 signifie des mouvements parfaitement alignés, 0 signifie aucune relation linéaire stable et -1 des mouvements opposés. La corrélation varie dans le temps, surtout pendant les crises.
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Découvrir GoldenBoys3. Une architecture simple : cœur + satellites
Une structure pédagogique consiste à séparer un cœur diversifié — par exemple un ETF large — et des satellites plus concentrés pour les convictions individuelles.
| Poche | Exemple de poids | Objectif |
|---|---|---|
| Cœur diversifié | 70 % | Exposition large, réduire le risque spécifique |
| Stock-picking | 20 % | Tester des convictions individuelles |
| Cash | 10 % | Flexibilité et réserve de risque |
Ce n’est pas une recommandation d’allocation. L’intérêt de l’exemple est de montrer qu’un portefeuille peut limiter l’impact d’une erreur de stock-picking tout en laissant une place à l’analyse individuelle.
4. Taille de position et perte maximale acceptable
Supposons que vous ne vouliez pas qu’une seule erreur coûte plus de 4 % au portefeuille. Si vous estimez qu’une action peut raisonnablement chuter de 50 % dans un scénario négatif, une position de 8 % correspond à un impact d’environ 4 %.
Poids indicatif = perte maximale acceptée sur le portefeuille / baisse envisagée sur la ligneCe calcul n’est pas une science exacte — une action peut perdre 80 % — mais il oblige à traduire le risque en chiffres.
5. Rééquilibrage : vendre les gagnants ?
Rééquilibrer ne veut pas nécessairement dire vendre mécaniquement toute position qui monte. Cela signifie revenir à la question du poids. Une ligne passée de 10 % à 25 % peut désormais dominer le risque du portefeuille.
Vous pouvez fixer une règle : revue trimestrielle, seuil de 5 points d’écart ou simple vérification après les résultats. Une règle écrite évite de décider sous l’émotion.
6. Mesurer le portefeuille avec quatre indicateurs
- performance totale ;
- performance relative au benchmark ;
- drawdown maximal ;
- contribution de chaque position.
Ces quatre éléments suffisent déjà à comprendre beaucoup plus qu’un simple « +12 % cette année ».